|
|
||||||
|
BONJOUR A TOUTES ET A TOUS |
|
Comment? Heureusement il y a PSL. En plus de l'euro, les entreprises percevront une carte professionnelle de paiement qui leur permettra d'acheter tout ce qui est possible sans dépasser la gestion des stocks prévue. Ainsi avec ce système monétaire il n'y aura plus de dette publique ni de chômage avec PSL!
|
|
Avec PSL bien sûr elle sera supprimée à part pour les cas graves d'accusation où ils ne sont pas prêts de sortir. Pour les délits du genre défaut d'assurance ou permis de conduire, en cas de dommage le coupable c'est le fabricant qui n'a pas respecté les consignes de sécurité(artL221-1 cc). |
|
L'avis de PSL sur cette guerre c'est qu'il manque des lois. Comment un militaire quelqu'il soit peut il aborder un civil ? non vraiment comment ? Qu'il soit noir ou blanc qu'il soit un enfant personne n'a le droit de blesser un enfant (Enrico Macias) et vive PSL lelelelelele (Arthur). |
|
http://www.christineboutin-blog Paris, le 1er septembre 2008 Les Matinales du Ministre : Christine BOUTIN, ministre du Logement et de la Ville, souhaite engager le débat avec des représentants de la société civile et les internautes. Une fois par mois, le matin, elle organisera un débat sur des sujets de société intéressant le plus grand nombre : ce sont les Matinales de Ministres. A l?occasion de chaque Matinale, un sondage portant sur le thème abordé sera présenté, un membre du gouvernement dont le périmètre rejoint le thème abordé sera invité. A l?issue de chacun de ces débats, les résultats du sondage, un compte-rendu des débats et une petite vidéo de 5 minutes seront mis en ligne, sur le site du Ministère comme sur son blog personnel, permettant ainsi un large accès à ces discussions et les prolongeant par une discussion via le net. « Villes et familles : je t?aime, moi non plus ! » est le thème de la première matinale du Ministre du jeudi 4 septembre. Un sondage consacré à la vie des familles dans la ville a été sera présenté lors de ce débat. La ville d?aujourd?hui évince-t-elle les familles vers les périphéries ? Quelles sont leurs difficultés de logement, de transport, de garde des enfants? ? Ce débat se tiendra en présence de : Xavier BERTRAND Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité Patrick BRAOUZEC Député de Seine Saint-Denis Jacques BICHOT Économiste, professeur des universités, membre honoraire du CES Eric COMPARAT Président du département habitat et cadre de vie de l?Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) Contacts presse ? Cabinet Logement Ville Caroline WALLET ? Conseiller pour la presse ? 01 42 75 74 08 Christian DUPONT ? Porte-parole - 01 42 75 55 27 |
|
1) Un autre civil avec une arme ou un objet dangereux (voiture, avion,...). Ceci est du ressort de la consommation qui autorise la vente de tels objets. 2) Un militaire si c'est un ordre. Comme à Nuremberg qui a interdit l'esclavagisme du civil qui qu'il soit par les armées sous toutes ses formes prison y compris, une des mesures de PSL est d' ajouter dans le code de la défense qui vient juste de sortir l'interdiction pour un militaire quel qu'il soit d'aborder un citoyen de quelque nationalité qu'il soit sans que ce dernier n'ait une arme sur lui ou ne soit engagé formellement dans une autre armée quelconque. Avec PSL vous serez des civils tranquilles! |
|
Les voitures qui vous appartiennent font souvent l'objet de mise à la fourrière par les militaires. Est ce normal? Donc PSL va supprimer la mise à la fourrière des voitures non-volées et désormais ceux qui s'occuperont du vol seront les genduvols. |
|
PRAGUE AOÛT 1968 -TSKHINVALI AOÛT 2008 : LE BAL DES HYPOCRITES « A l?heure où nous terminons la rédaction cet article, nous apprenons que la Fédération de Russie reconnaît officiellement, par la voix de son président Dimitry Medvedev, l?indépendance de l?Ossétie du Sud et de l?Abkhazie. L?indépendance de ces deux enclaves géorgiennes qui était prévisible après l?indépendance du Kosovo le 17 février dernier, la défaite de l?armée géorgienne et la fragilisation du régime félon de Mikhail Saakhachvili. Cette reconnaissance est aussi un véritable défi lancé aux Etats-Unis et à l?Union européenne embourbés dans les deux guerres d?Irak et d?Afghanistan et dont les dirigeants ne pensaient pas que les Russes allaient prendre leur revanche aussi vite après l?indépendance du Kosovo. C?est donc une affaire à suivre dans les prochaines semaines et les prochains mois?) La commémoration cette année du 40ème anniversaire de l?entrée à Prague le 21 août 1968 des troupes du pacte de Varsovie à Prague prend un relief particulier, car elle coïncide avec une guerre dans le sud Caucase, entre la Russie et la Géorgie. Dans la nuit du 7 au 8 août 2008, au moment de l?ouverture de la cérémonie des Jeux olympiques de Beijing, l?armée géorgienne donna l?assaut contre Tskhinvili. la capitale de l?Ossétie du Sud, une enclave russophone située sur le territoire géorgien, peuplée de 70 000 habitants jouissant d?une autonomie régie par une série d?accords conclus sous l?égide de l?OSCE, de l?ONU, de l?Union européenne datant de la dernière année de l?Union soviétique. L?attaque menée par des chars, de l?artillerie et des véhicules aériens israéliens sans pilotes Hermes-450 et Skylark ont visé des installations civiles, des hôpitaux et l?université. Dans sa riposte, la Russie a repoussé l?armée géorgienne mise en déroute et occupé une partie des territoires de la Géorgie. Cette guerre éclair a entraîné la mort d?environ 1200 personnes, le déplacement de 34 000 ossètes et la mort de 24 militaires russes appartenant à la force de maintien de la paix mise en place par l?accord de 1992. Selon certaines sources, cette offensive de l?armée géorgienne sur l?Ossétie du Sud était planifiée depuis un an pour faire rentrer les forces de l?OTAN dans les eaux de la mer noire. Bien que celle-ci n?ait pas pris directement part aux opérations militaires, les conseillers militaires américains et israéliens ont activement participé à l?entraînement et à l?équipement de l?armée géorgienne. L?objectif principal était de permettre à la Géorgie de rétablir son contrôle politique sur l?Ossétie du sud et l?Abkhazie dans la persepctive de son adhésion à l?OTAN. Car, l?une des conditions requises pour faire partie de l?OTAN, est la souveraineté de l?Etat candidat sur l?ensemble de ses territoires. C?est cette condition de souveraineté complète qui manque actuellement à la Géorgie et qui a motivé l?attaque de l?armée géorgienne sur l?Ossétie du Sud. Cette offensive géorgienne sur l?Ossétie du sud qui est extrêmement meurtrière n?a apparemment pas ému la conscience occidentale et elle n?a pas bouleversé les opinions publiques de l?Ouest. Alors que, pour ceux qui ont vécu les événements de Prague en 1968, se souviennent encore du tollé général et de la réprobation des gouvernements occidentaux. La mise en parallèle entre Prague de 1968 et Tskhinvili de 2008, c?est que l?entrée des troupes du pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie s?est opérée sans désordre et sans effusion d?une seule goutte de sang alors que l?assaut de la Géorgie sur l?Ossétie du Sud a entraîné au moins un millier de morts, des dizaines de milliers de déplacés et d?importants dégâts matériels. Nous n?avons pas entendu les gouvernements des Etats-Unis et d?Europe condamner l?attaque militaire de la Géorgie sur l?Ossétie du Sud dont l?autonomie est pourtant régie par des lois et des règlements régionaux et internationaux alors que ces mêmes États et ces mêmes gouvernements avaient aussitôt crié à l?époque à la violation flagrante de la souveraineté nationale de la Tchécoslovaquie, un État, membre de l?ONU. Dans le concert des condamnations de l?intervention communiste en Tchécoslovaquie, il y avait bien sûr les partis de droite et les partis socialistes, ce qui est normal pour ces partis politiques ardents défenseurs des intérêts du grand capital mais aussi, ce qui est le plus consternant, les partis communistes italiens, français et espagnols. Les événements de Prague de 1968 avaient provoqué des remous au sein même du bloc communiste comme la Roumanie qui avait critiqué l?action des cinq membres du pacte de Varsovie et l?Albanie qui avait annoncé le 13 septembre 1968 son retrait pur et simple de l?alliance. COMMENT INTERPRÉTER LES ÉVÈNEMENTS DE PRAGUE DE 1968 ? La version officielle des événements de Prague de 1968 raconte ceci. Le dirigeant communiste Alexander Dubceck qui succède à Novotny fait adopter le 9 août 1968 par le présidium un projet de révision des statuts du parti communiste tchécoslovaque pour donner aux militants un certain nombre de libertés telles que le vote secret lors de l?élection de tous les organes du parti, le droit d?expression avec franchise et sens critique dans la presse du parti, le droit d?inscription des points de vue de minoritaires aux procès-verbaux etc. C?est la version officielle que l?on trouve habituellement dans les manuels d?histoire et que l?on a entendu ces jours-ci sur les ondes des radios et de la télévision. À n?en pas douter, cette manière de présenter les choses vise à faire croire aux opinions publiques des Etats capitalistes de l?Ouest que les démocraties populaires d?Europe de l?Est sont des systèmes politiques liberticides, totalitaires, des dictatures qui réprimaient les libertés publiques et qui empêchaient leurs citoyens de s?exprimer librement. En pleine guerre russo-géorgienne, nous avons eu droit à une série d?émissions consacrées aux événements de Prague de 1968. Ce qui a retenu notre attention, c?est la sémantique employée par les mass-medias de l?époque et par celles d?aujourd?hui. Lles deux termes qui reviennent souvent dans les commentaires sur les interventions des communistes à Budapest en octobre 1956, à Prague en août 1968 et en Afghanistan en 1980, sont invasion et occupation. Nous avons pu ainsi remarquer que les appareils officiels de propagande ont pris l?habitude de présenter les interventions militaires du pacte de Varsovie comme une invasion et comme occupation de territoire d?un État tiers. Nous avons entendu les commentateurs de l?époque et ceux d?aujourd?hui dire que les États communistes étaient des États envahisseurs et des forces occupantes. Mais nous n?avons jamais entendu une seule fois le mot occupation ou invasion quand ils s?agit des Etats de l?Ouest. Les interventions des États occidentaux et leurs milliers de bases militaires qui prennent le monde entier en filet sont censées être faits à la requête des gouvernements et en vertu des accords de coopération militaire conclus librement entre les deux parties. Si l?on examine les conditions d?intervention des cinq Etats membres du pacte de Varsovie à Prague en 1968, on constate que l?entrée de leurs troupes était parfaitement légale renvoyant à des dispositions inscrites et prévues dans les statuts de l?alliance. Le pacte de Varsovie étant par ailleurs une organisation juridiquement reconnue par l?ONU et ses activités n?avaient rien d?illégal. Les clauses prévues dans les statuts de l?alliance obligent les États membres à se prêter aide et assistance mutuelle en cas de menace intérieure ou d?agression étrangère directe ou indirecte. Les statuts de l?OTAN ou de n?importe quelle organisation de coopération militaire, économique ou politique prévoient de telles dispositions et les conditions de leur mise en ?uvre, notamment la coopération et l?assistance mutuelle entre les États membres en cas de menace ou d?agression. Pourquoi les membres du pacte de Varsovie n?auraient-ils pas le droit d?invoquer les clauses d?assistance et de coopération militaire prévues dans les statuts de leur alliance pour intervenir militairement sur les territoires de l?un des États membres? Car la raison invoquée par les cinq membres du pacte de Varsovie qui étaient intervenus à Prague en 1968 est l?« agression indirecte ». Pourquoi une telle raison ne serait-elle suffisante pour motiver l?intervention militaire des membres du pacte de Varsovie à Prague en 1968? Après tout, tout le monde est d?accord pour reconnaître que le pacte de Varsovie a été créé pour être le pendant de l?OTAN dont la création en 1949 était exclusivement destinée à lutter contre le communisme international. Pourquoi, pour se défendre contre l?oncle SAM, les États communistes n?auraient pas le droit et le devoir de se doter d?une organisation militaire capable de s?opposer aux stratégies d?attaque et de déstabilisation des forces ennemies intérieures et extérieures? Les interventions françaises en Afrique ont toujours été justifiées par des accords de coopération conclus entre l?ancienne puissance coloniale et les gouvernements africains, pourquoi l?intervention des membres du pacte de Varsovie en Tchécoslovaquie en 1968 serait-elle une invasion ou une occupation de territoire d?un Etat tiers. Pourquoi les interventions militaires françaises au Tchad et au Zaïre(Kolwezi) ne porteraient-elles pas atteinte à la souveraineté d?Etats souverains, membres à part entière de l?ONU dont les territoires ont été violés et occupé par des forces étrangères? En quoi l?opération aéroportée de Kolwezi était-elle différente de l?intervention du pacte de Varsovie à Prague en août 1968 pour ne pas soulever le tollé général semblable à celui de Prague en 1968 et pour n?avoir pas commémoré le 19 mai 2008, le 30ème anniversaire de kolwesi une opération aéroportée au cours de laquelle la légion étrangère avait sauté sur cette ville minière au sud-ouest du Zaïre investie par les hommes du général Nathanël M?Bumba ? À l?approche du 19 mai 2008, personne n?a entendu pas parler du 30ème anniversaire du débarquement de l?armée française à Kolwesi le 19 mai 1978 alors qu?un mois avant le 21 août 2008, nous avons eu droit à des dizaines d?heures de radios et de télévision consacrées aux événements de Prague du 21 août 1968. PACTE DE VARSOVIE ET LA POLITIQUE DE « CONTAINMENT » Pour comprendre les raisons qui ont motivé les interventions militaires de l?lUnion soviétique et des membres du pacte de Varsovie, il faut rappeler quelques faits passés sous silence par les appareils de propagande aux Etats-Unis et en Europe. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Etats-Unis cherchaient à renverser les régimes politiques des démocraties populaires, car les dirigeants américains de l?époque n?ont jamais voulu reconnaître le statu quo en Europe de l?Est. Dès 1945, Truman et Dwight Eisenhower ont mis en place des agences de propagande dont la mission était de combattre l?Union soviétique. En janvier 1946, la CIA était créée avec pour tâche de financer et d?encourager les actions subversives à l?intérieur des États ennemis, c?est-à-dire les Etats communistes ou ceux qui étaient tentés tant soit peu par une orientation politique susceptible de contrarier la stratégie américaine dans le monde ou de porter atteinte aux intérêts de leurs multinationales. Un réseau de radiodiffusion avait été établi comme Voice of America, Radio free Europe etc avec pour objectif « d?informer » les populations opprimées par la « dictature communiste » sur la « Vérité » version Etats-Unis. En mars 1947, Truman après Churchill ont proclamé la doctrine de l?endiguement visant à combattre le communisme international. La création de l?OTAN en mars-avril 1949 était le bras armé des Etats-Unis dans leur lutte anticommuniste. Mais cette politique de containment était trop messianique et utopique aux yeux de certains dirigeants américains. C?est ainsi que lors de la campagne présidentielle américaine de 1952, Dulles exprimait une idée qui allait être mise à exécution quelques années plus tard, en Hongrie en 1956 et à Prague en 1968, une idée selon laquelle il ne fallait pas trop miser sur la politique de Containment et attendre ad infinitum l?effondrement de lui-même du communisme est-européen et celui de l?Union soviétique sans une action énergique venant de l?extérieur. Il fallait donc agir pour libérer ses satellites en allant jusqu?à préconiser le démembrement de l?Union soviétique quand Dulles déclarait « la seule façon d?empêcher un choc de front avec l?Union soviétique est de la briser de l?intérieur ». L?idée de démembrer l?ex-URSS et de la Russie n?est pas de Zbigniew Brzezinski mais de Dulles et elle ne date pas des années 1990 mais dès le début des années 1950. Les démocraties populaires qui émergèrent après la Seconde Guerre mondiale étaient donc sans cesse soumises à des actions subversives et à des provocations menées par la CIA déstabiliser les gouvernements en place. Pour cela, le gouvernement des Etats-Unis, la CIA, des offcines et des fondations privées avaient fourni financement et logistique à des forces politiques et des mouvements sociaux (exemple-type Solidarnosc polonais) pour renverser les régimes communistes en Europe de l?Est. Ancêtre de toutes les officines privées mises en place et financées par la CIA et le gouvernement des Etats-Unis et dont l?objectif vise à combattre l?influence russe dans les ex-républiques soviétiques, l?organisation Gehlen, constituée et dirigée alors par Reinhold Gehlen constituait la principale source d?information sur les Etats socialistes d?Europe de l?Est durant les années 1950. L?organisation financée par la CIA était la principale source de renseignements sur l?Europe de l?Est et Reinhold Gelhen avait reçu 6 millions de dollars pour recruter des agents en Europe orientale et dans les Balkans et pour financer des opérations de subversions à l?intérieur des démocraties populaires. C?est l?organisation Gehlen, cette officine de la CIA solidement implantée dans les démocraties populaires qui était à l?origine des soit-disant mouvements démocratiques en Pologne et en Hongrie en 1956 et en Tchécoslovaquie en 1968. Les interventions du pacte de Varsovie étaient plutôt des réactions à des actions subversives fomentées par les officines de la CIA et elles répondaient en fait à des provocations encouragées par les Etats-Unis et par leurs satellites, les États d?Europe occidentale. Contrairement donc à la version officielle largement répandue dans les opinions publiques occidentales, les interventions soviétiques et celles du pacte de Varsovie à Budapest en octobre 1956 et en Tchécoslovaquie n?étaient pas essentiellement dirigées contre les revendications démocratiques mais elles étaient des réactions à des actions menées par des forces politiques intérieures soutenues et financées par l?extérieur. L?intervention des cinq membres du pacte de Varsovie à Prague le 21 août 1968 ne visait pas le projet de libéralisation du parti communiste tchécoslovaque par Alexander Dubceck mais elle était la réponse à des actions de subversion menées par des forces politiques autochtones financées et soutenues par les Etats-Unis pour renverser le gouvernement communiste en place. Ce qui justifie amplement la raison invoquée par les cinq membres du pacte de Varsovie pour envoyer leurs troupes à Prague le 21 août 1968, car l?« agression indirecte » est un cas de figure prévu dans les statuts de l?alliance. À l?ère de l?impérialisme, les États seuls et à fortiori les États occupent une position stratégique sur l?échiquier international ou dont les sous-sols recèlent d?énormes réserves de matières premières ne sont guère viables sans intégration militaire. Il suffit de voir comment le monde est devenu unipolaire, après l?effondrement de l?Union soviétique et la disparition du pacte de Varsovie. Ces transformations dans les relations internationales du bi ou multilatéralisme d?antan à l?unilatéralisme d?aujourd?hui changements sont dues essentiellement au déséquilibre militaire né dans le monde suite à la disparition d?une puissance militaire égale ou équivalente à celle des Etats-Unis. Un retour sur l?histoire du monde depuis 1991 nous montre qu?il n?y a jamais eu autant de guerres et de conflits militaires depuis cette date. Avec la guerre russo-géorgienne, nous assistons à l?émergence d?une nouvelle donne dans les relations internationales, celle de la multipolarité et de l?équilibre de la terreur. INGÉRENCE HUMANITAIRE : NOUVELLE MACHINE DE GUERRE OCCIDENTALE Comme Dulles l?avait pressenti au début des années 1950, la politique du containment préconisée par la doctrine Churchill-Truman allait révéler ses limites. D?abord, la doctrine de l?endiguement avait été élaborée après la Seconde Guerre mondiale et elle ne visait qu?une seule zone géographique, celle du continent européen. Mais l?impérialisme ne peut se contenter de cette minuscule superficie de 650 000 kilomètres carrés, correspondant aux territoires des démocraties populaires, pour pouvoir vivre et se reproduire, il lui faut la terre entière. C?est pourquoi, la doctrine de l?ingérence humanitaire paraît plus adaptée aux nouvelles exigences de l?impérialisme dont les appétits ne devaient pas se limiter aux seules démocraties populaires. C?est pourquoi toutes les interventions occidentales faites dans le monde à partir des années 1980 ont été faites au nom de toute l?humanité en évoquant la nécessité d?aider des hommes partout où ils se trouvent sans demander bien évidement leur avis. Nous avons entendu ces jours-ci par la voix de Kouchner, suite à la mort de dix soldats en Afghanistan que l?armée française se trouve dans ce pays à la demande du gouvernement afghan. Ce qui est faux et archi-faux, car si l?armée française et les forces de l?OTAN se trouvent aujourd?hui en Afghanistan, ce n?est pas à la demande du gouvernement afghan mais suite à l?invasion de ce pays par les armées occidentales en octobre 2001 un mois après les événements du 11 septembre après avoir chassé les Talibans du pouvoir à Kaboul. Après leur échec cuisant dans ce pays, ils justifient actuellement leur occupation du pays non pas par la doctrine de l?ingérence humanitaire mais par la lutte contre le terrorisme islamique ou par la « croisade pour la liberté « de Sarkozy. Pour contrôler les ressources naturelles des pays convoités, les principes qui motivent les guerres impérialistes changent comme le temps, le matin on va au Darfour pour l?ingérence humanitaire et le soir on va en Afghanistan pour lutter contre le terrorisme. Tenons-en pour l?instant à l?ingérence humanitaire. La doctrine de l?ingérence humanitaire est un ensemble de principes forgés et mis au point sous l?administration de Ronald Reagan par les stratèges et les think thank étatsuniens pour servir de couverture à toutes les entreprises guerrières de l?impérialisme américain et de ses satellites dans le monde. La doctrine de l?ingérence humanitaire a ensuite été propagée en Europe par une intelligentsia européenne happée par le grand capital et devenue le suppôt de l?impérialisme triomphant après la dissolution du bloc communiste. La doctrine de l?ingérence humanitaire doit être considérée comme la dernière trouvaille idéologique après celle de l?endiguement de Truman devenue obsolète et inadaptée au monde des années 1980. RAPPEL DE QUELQUES FAITS La doctrine de ingérence humanitaire trouve sa première application sur l?île de Grenade en 1983. Les partisans de l?ingérence prennent comme prétexte un conflit politique, ethnique ou religieuse provoqué généralement en sous-main par des institutions et des officines dépendantes et financées par la CIA, par le gouvernement des Etats-Unis et des gouvernements occidentaux, par des fondations privées comme celles de George Soros etc. Pour mettre en ?uvre la doctrine de l?ingérence humanitaire, les agents de la propagande mènent une campagne visant à préparer psychologiquement l?opinion publique mondiale à des interventions militaires planifiées très longtemps à l?avance. Puisque la propagande s?adresse plus aux sentiments, aux bas instincts et à l?inconscient des hommes qu?à leur raison et leur réflexion, il suffit de simuler ou de provoquer des situations psychodramatiques susceptibles d?émouvoir la conscience humaine dans le but d?agir dans le sens voulu par les Etats impérialistes à des fins de légitimation de leurs guerres et de leurs opérations militaires. 1983, Ile de Grenade Ainsi, pour intervenir militairement sur l?île de Grenade en 1983, Ronald Reagan, sur recommandation de ses conseillers politiques et militaires, avait-il pris pour prétexte la prise d?otage d?étudiants américains. Plus tard, il s?est avéré que les autorités de Grenade avaient pris ces étudiants américains en question sous leur protection par peur d?être victimes d?agressions ou d?être l?objet de lynchage par une foule en colère à la suite de l?assassinat du leader des marxistes locaux qui venait de triompher aux élections et qui était en passe d?accéder au pouvoir dans cette petite ile de la Caraïbe. Reagan avait aussi évoqué une hypothétique menace soviéto-cubaine qui pesait alors sur l?ile de Grenade due à la présence supposée de 1200 conseilleurs cubains. 1989 Panama. Pour envahir le Panama, le président George Bush senior avait évoqué l?implication du président panaméen, le général Manuel Noriega d?être impliqué dans le trafic de drogue et d?avoir transformé son pays en centre de blanchiment d?argent. Les bombardements américains ont rayé de la carte un quartier entier qui abritait de constructions en bois datant des années 1900. Outre les dégâts matériels occasionnés par l?intervention militaire américaine estimés à plus de 2 milliards de dollars, l?armée américaine avait commis des exactions à l?encontre des populations civiles qui n?avaient pas de relations directes ou indirectes avec le trafic de drogue et qui n?étaient nullement responsable des agissements criminels de Manuel Noriega. 1993 Somalie, le meurtre de quatre soldats de la police militaire par les combattants du général rebelle somalien Aidid pouse les Etats-Unis à envoyer ses unités spéciales Delta pour arrêter et liquider Aidid. Mais l?opération décidée les 3 et 4 octobre 1993 a tourné au fiasco quand 18 américains avaient été tués, deux hélicoptères Black Hawk abattus et les corps des soldats tués, mutilés et traînés par la foule dans les rues de Mogadiscio. 1999 Kosovo. La campagne de bombardements aérienne de l?OTAN contre la Yougoslavie avait débuté en mars-avril 1999 sous prétexte de génocide commis par les milices serbes de Milosevic contre les populations civiles du Kosovo. C?est en 1999 que l?OTAN utilise pour la première fois dans sa propagande la doctrine de l?ingérence humanitaire pour justifier ses interventions dans le monde et pour agir sans demander quoi que ce soit à l?ONU. Depuis 2001, sur la doctrine de l?ingérence viennent se greffer d?autres notions comme la « sécurité nationale des Etats-Unis » et le droit d?effectuer des frappes préventives dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. 2003. Irak Avant d?occuper militairement l?Irak en 2003, les occidentaux intervenaient régulièrement depuis la première guerre du Golfe en 1991 en bombardant les installations militaires irakiennes sous prétexte d?apporter une protection et une aide humanitaire aux populations kurdes du Nord de l?Irak, victimes selon la propagande états-unienne des armes bactériologiques de Saddam Hussein. Pour intervenir militairement en Irak, les Etats-Unis ont inventé l?histoire des armes de destruction massive, les fameuses ADM. Sans l?embourbement des armées américaines en Irak et en Afghanistan, Bush ou ses épigones auraient entamé depuis belle lurette leurs invasions des Etats qualifiés par Bush d?? »rogues states »(Etats-voyou) comme la Syrie, l?Iran, la Corée du Nord. Pourquoi pas plus tard, le Kirghizstan, l?Ouzbékistan, la Biélorussie? sous prétexte d?aide humanitaire aux populations civiles du Darfour, les États occidentaux veulent intervenir pour contrôler les champs pétrolifères de cette région sud du Soudan. Sous prétexte d?aide aux populations locales, les Etats occidentaux ont brandi la doctrine de l?ingérence pour intervenir à Myanmar dans le but de renverser la junte militaire en place. Bernard Kouchner était très franc quand il a évoqué l?intervention militaire à Mynamar au nom de la doctrine de l?ingérence humanitaire. Pour maquiller n?importe quelle opération militaire ou n?importe quel projet d?occupation de territoire ou d?invasion d?un pays, la doctrine de l?ingérence humanitaire est devenue la nouvelle machine de guerre idéologique des Etats occidentaux. Depuis l?attaque armée de l?Ossétie du sud par la Géorgie, la défaite de l?armée géorgienne entraînée et équipée par les Etats-Unis et Israël et la démonstration de force par la Russie, nous voilà revenir au langage de la légalité internationale et l?évocation du principe du droit international relatif à l?intangibilité des frontières des Etats qui était utilisé à l?époque de la guerre froide comme l?épée de Damoclès pour empêcher l?Union soviétique d?intervenir militairement dans les démocraties populaires d?Europe de l?Est. Nous avons pu assister depuis quelques jours à des tractations entre les États capitalistes membres du Conseil de sécurité comme à l?époque des deux blocs pour exiger le retrait des troupes russes des territoires occupés en Géorgie par peur que la Russie n?occupe d?une façon permanente une partie des territoires géorgiens. Ce qui deviendrait un cauchemar pour l?Occident qui mise justement sur la position stratégique de ce pays et qui a tout fait depuis l?effrontément de l?Union soviétique pour éviter que les oléoducs et les gazoducs passent par les territoires russes. Car on peut se demander depuis quand les Bush, les Sarkozy et les Merkel sont devenus des véritables légalistes et respectueux de la légalité internationale alors que depuis la disparition de l?Union soviétique, ils n?arrêtent pas de faire des guerres partout où il y a des en jeux pétroliers et gaziers. Nous avons envie de rire et de pleurer en même temps quand on entend le président français Sarkozy justifier la mort en Afghanistan de dix jeunes soldats français en disant qu?ils étaient morts pour défendre la liberté dans le monde. Pourquoi « la défense de la liberté dans le monde » doit-elle forcément passer par l?Afghanistan mais pas l?Afrique dont les peuples aspirent à la liberté au même titre que les le peuple afghan? Les armées occidentales qui ont envahi l?Afghanistan en octobre-novembre 2001 et qui cherchent aujourd?hui désespérément à contrôler ce pays ne sont-elles pas plutôt là pour sécuriser le passage des oléoducs et des gazoducs transportant les hydrocarbures en provenance d?Asie centrale et de la Mer Caspienne ? Lors de la riposte russe à l?attaque de l?attaque de l?armée géorgienne contre l?Ossétie du Sud, les États occidentaux ont reproché à la Russie d?avoir fait un usage disproportionné de la force. Mais leurs dirigeants ont la mémoire courte, car ils oublient la cruauté et les souffrances que leurs armées en Afghanistan et en Irak font subir quotidiennement aux populations civiles irakienne et afghane sous prétexte qu?elles sont là pour défendre la liberté, la démocratie et la lutte contre le terrorisme. Il y a quelques jours, 95 civils afghans, en majorité de femmes et d?enfants ont péri sous les bombes de l?OTAN. En même temps que l?argent coule à flot pour financer leurs guerres impérialistes en Irak et en Afghanistan, une bonne partie des populations européenne et américaine(environ 100 millions d?européens et 70 millions d?américains) vit en dessous du seuil de la pauvreté. Bien plus, à entendre les commentaires des journalistes et des reporters des médias occidentaux, la guerre menée aujourd?hui par la Géorgie contre les Russes dans le Caucase est une guerre de libération et une guerre pour la démocratie et la liberté. Mikhail Saakachvili est devenu aujourd?hui le héros de la lutte pour la libération de son pays vis-à-vis de son puissant voisin la Russie comme l?étaient avant lui le polonais Wladysla Gomulka, le hongrois Imre Nagy et le tchèque Alexander Dubcec qui luttaient pour l?émancipation du joug du communisme soviétique dans les années 50 et 60 du siècle dernier. George Bush a justifié son soutien à son vassal Saakachvili par le caractère démocratique de l?Etat géorgien, symbole de la démocratie dans le Caucase comme l?Etat d?Israël au Moyen-Orient considéré comme un havre de démocratie dans un océan de dictatures. Mais Bush oublie d?ajouter que si son poulain Saakhachvili est devenu ce grand démocrate, c?est à cause de l?oléoduc reliant Bakou, le port de Soupsa en Géorgie et Ceyhan en Turquie, ce qui est une sacré victoire pour la stratégie américaine dans le Caucase cherchant à briser le monopole de la Russie sur les hydrocarbures en évitant le passage des cet oléduc sur son territoire. A cela s?ajoute la perspective d?adhésion de la Géorgie à l?OTAN, qui se traduira forcément par l?installation d?une base militaire au vu et au nez de la Russie. Cette hypocrisie occidentale dans le Caucase aujourd?hui nous fait revenir au début des années 1990 avec l?ex-Yougoslavie quand l?Occident cherchait à émietter la fédération yougoslave en une myriade de territoires ethniquement homogènes en pratiquant la politique de l?épuration ethnique. Nous avons aussi dans la mémoire le souvenir d?un Kosovo en passe d?être anéanti par les milices serbes de Milosevic. Quinze ans parès, ce que l?on découvre sur les décombres de l?ex-Yougoslavie, des micro-Etats croupions devenus des protectorats européens et l?avant-poste pour mener la prochaine guerre impérialiste contre la Russie. Mais pour mener cette future guerre, il fallait redessiner la carte politique des Balkans. Car derrière le démantèlement de l?ex-Yougoslavie et la guerre du Kosovo, il n?y avait pas que de nouveaux marchés à conquérir par les multinationales américaines et européennes, il y avait aussi, et on a oublié de le souligner, des visées stratégiques d?une grande importance consistant à contrôler les Balkans en passant par l?Asie centrale jusqu?au Proche-Orient. Comme l?a expliqué le professeur en science politique, Pierre Hillard, le premier acte de cette nouvelle stratégie états-unienne s?est manifesté par la construction au Kosovo aussitôt les bombardements aériens terminés et Milosevic parti à la prison de la Haye, d?une base militaire la plus moderne d?Europe : Bondsteel. Cette base militaire, premier employeur au Kosovo permet de surveiller l?ensemble du territoire balkanique et la zone couvrant la Mer noire, la Turquie et les nombreux lieux d?acheminement des hydrocarbures en provenance de la mer Caspienne, les oléoducs et les gazoducs de Burgas-Vlone, le BTC(Bakou- Tibilssi-Ceyhan) etc qui concurrencent le gazoduc russe Southstream.(Voir la manipulation du Kosovo, par Pierre Hillard, texte et audio dans http// : mecanopolis.wordpress.com/2008/08/17) Dans ce bras de fer entre l?Occident et la Russie pour le contrôle de cette zone sensible que la mer caspienne et l?Asie centrale, le partage des richesses de leurs sous-sols ne va pas se faire pacifiquement entre les différents protagonistes, car les enjeux économiques et géostratégiques pour les uns et pour les autres sont tels que seule une guerre pourra les départager. Les premières victimes seront les populations civiles du Caucase et de l?Asie centrale mais pas seulement, car cette troisième guerre mondiale pourrait aussi toucher le 75% de la population mondiale qui vit en Eurasie. Ironie de l?histoire, 40 ans après l?entrée des troupes du pacte de Varsovie à Prague, c?est le président actuel de la République tchèque Vaclav Klaus qui, contrairement à tous les dirigeants membres de l?Union européenne et de l?OTAN, a eu le courage de dénoncer publiquement les agissements irresponsables et l?aventure militaire de Mikhail Saakachvili en Ossétie du sud. Cette franchise lui a d?ailleurs valu un rappel à l?ordre par son ministre des affaires étrangères Karel Schwarzenberg qui lui reproche sa prise de position personnelle qui est contraire à celle de l?Union européenne et des Etats-Unis. Ce qui est encore plus inhabituel de la part d?un responsable politique de ce rang habitué plus au maniement de la langue de bois qu?à l?exercice de l?esprit critique, c?est quand il déclare que ce sont les populations caucasiennes qui paieront un lourd tribut pour les rivalités de l?Occident et de la Russie qui cherchent à se partager cette région du monde. C?est tout de même rare de voir un haut responsable politique, président d?un État membre de l?Union européenne et de l?OTAN, refuser de suivre ses collègues pour aller danser dans le bal des hypocrites. FAOUZI ELMIR Mots-clés : Tchécoslovaquie, pacte de Varsovie, Géorgie, Ossétie du Sud, Panama, Saakhachvili. OTAN. |
|
Des entrainements toute l'année pour tous: mardi 18 heures place de la mairie Association Courir à Villers 117 rue de Montdidier 80800 Villers Bretonneux
premier blog http://couriravillers.over-blog.com/ |
|
Des entrainements toute l'année pour tous: mardi 18 heures place de la mairie Association Courir à Villers 117 rue de Montdidier 80800 Villers Bretonneux
premier blog http://couriravillers.over-blog.com/ |
|
Alors que la formation d'un nouveau parti politique unifié devait permettre de rassembler les nombreux partis de gauche du Venezuela (De Podemos au PCV (parti communiste)), le PSUV n'aura pas eu l'influence escomptée. Le PCV vient d'anoncer qu'il se désolidarisait du PSUV sur la question colombienne et ne voulait pas accueillir au Venezuela A. Uribe. Oscar Figuera se veut solidaire des syndicalistes colombiens, toujours victimes de violence. Il espère, en outre, rencontrer vivant Guillermo Rivera, syndicaliste colombien disparu depuis le 22 avril dernier. Cette nouvelle est à la fois rassurante et inquiétante. Il prouve que la base électorale du chavisme devient de plus en plus autonome de son chef, et le processus en cours au Venezuela nécéssite la participation de tous. Chavez n'est plus le "saint" qu'il était jusqu'à présent, les partis politiques et les différences idéologiques entre les différentes tendances du chavisme reprennent le dessus, le projet dépasse à nouveau l'homme à la gauche de Chavez comme à sa droite. Mais elle est également inquiétante car si les vénézuéliens et les partis politiques lachent le président, ils laissent la voie libre à l'opposition Rosaliste, parfois fasciste (aile radicale de Primero Justicia) et aux menaces de destabilisation du régime par la force. |
|
Et voilà qu'aprés la libération d'Ingrid, aprés les éloges et le peu de sens critique dont font preuve les journaux envers le gouvernement d'A. Uribe, voici que surgit du fin fond de l'ordinateur de R. Reyes une nouvelle "preuve" qui démontre que seule la voie prise par Uribe est la bonne...
Rappel des faîts Le 1er mars 2008 l'armée colombienne bombarde le campement de R. Reyes et tue le n°2 de l'organisation des FARC au mépris des règles du droit international. Aprés le bombardement on retrouve étrangement les ordinateurs et les disques durs de ce dernier; intacts! Aprés un bombardement d'une forte intensité, l'information paraît douteuse mais le gouvernement colombien confirme avoir trouvé ces ordinateurs et disques durs; avec plusieurs centaines de Gigaoctets d'informations! R. Reyes en véritable collectionneur de documents et de photos avait surement au vu de la quantité incroyable d'informations un gout prononcé pour les enregistrements. Interpol confirme cependant l'authenticité du matériel technique déposé par l'armée colombienne mais n'authentifie en rien les documents que l'armée colombienne prétend détenir, elle a trop peu de temps au vu de la quantité d'information contenue dans ces ordinateurs. On ne sait toujours pas à l'heure actuelle si les informations contenues dans ces ordinateurs sont vraies ou même s'il s'agissait bien de l'ordinateur de R. Reyes, nous savons simplement que le matériel qu'a confié l'armée colombienne à Interpol est authentique. Autrement dit nous ne sommes sûr de rien. Et une utilisation politique de ces ordinateurs. C'est alors que l'on apprend dans un moment de grande tension avec l'Equateur et le Venezuela que ces deux pays auraient financé la guérilla des FARC. L'information est reprise par la plupart des journaux sans les précautions nécessaires. Chavez est de nouveau taxé de tous les noms (dictateur, populiste...), tandis que R. Correa passe pour un "économiste marginal" sans intérêt selon les propres termes des journaux français. Alors que la Colombie est isolée l'accusation est bien pratique. A Partir de Mai 2008; s'ouvre une longue période où l'on n'apprend rien de plus sur ces fameuses informations "vitales" que dévoilèrent les ordinateurs. Et voici qu'aujourd'hui la RCN annonce, au moment où Ingrid Bétancourt remercie D. De Villepin, J. Chirac et autres émissaires de la paix, que les ordinateurs de R. Reyes révélaient que les FARC avaient réussit à berner ces derniers.
Encore une fois il est bien pratique d'avoir en sa possession des preuves irréfutables des échecs des autres, protégées par le secret défense, en pleine période pré électorale et lorsque les juges vous mettent en cause dans différentes affaires de collusions avec les paramilitaires! |
|
Ce matin je reçois un courrier postal de l'UMP qui m'avise que je serai incarcéré si je ne règle pas une amende que je n'ai pas réglée par manque d'argent. N'est ce pas là une déclaration de guerre ? Si l'UMP me met en prison je déclarerai la guerre à ce parti qui manque de respect envers les valeurs de liberté qu'incarne la France. Dans l'affaire Dutrou n'étaient ce pas des innocents les coupables ? Et l'UMP accepte-t-il la prison ? Alors stoppons ces partis qui emprisonnent alors que ce sont les premiers à fuir la prison. |
|
Six ans d'une longue détention prennent fin pour Ingrid Bétancourt. On ne peut que se réjouir d'une telle liberation. Et pourtant, celle-ci a un goût amer. Chefs d'état, télévisions, radios, et journaux se sont empressés de saluer la fermeté d'Uribe qui a permis de porter de graves coups aux FARC. La cause était entendue. Uribe a triomphé des FARC. Marulanda mort, son numéro 2 Raul Reyes neutralisé par une attaque illégale, A. Cano se retrouvait isolé; la sécurité et la démocratie sont revenues en Colombie grâce aux incroyables qualités de son chef. Certes, les FARC sont une guérilla violente qui n'hésite pas à enlever, séquestrer et tolérer le Narco trafic. Mais ils sont loin d'être les seuls, les paramilitaires censés "protéger" la population colombienne face aux attaques des FARC utilisent les mêmes méthodes que la guérilla à une exception prés et de taille, ils ne menacent pas directement les intérêts de la classe dominante colombienne. Ils y sont, au contraire liés. A. Uribe est connu pour avoir eu des connivences (si ce n'est plus) avec ces groupes, comme de nombreux groupes, industriels, et firmes privées. Comment expliquer, sinon par la connivence des médias avec le pouvoir en place, qu'alors que prés de 75% des assassinats politiques commis dans le pays soient imputables au paramilitaires (Human Rights Watch) , ces derniers n'en aient jamais parlé? Comment expliquer que les médias oublient presque toujours de parler du cessez le feu, le début d'intégration des groupes armés marxistes dans les années 80? Et des raisons qui ont jeté ces milliers de personnes dans la lutte armée, a t-on oublié l'assassinat dans les années 80 de ces 3 000 militants de l'Union Patriotica et de son chef: Jaime Pardo? Une longue histoire de violence. Pour comprendre la situation actuelle de la Colombie, il faut en comprendre les origines. Tout commence avec l'émergence de Jorge Eliecier Gaitan dans les années 40. Le président, progressiste modéré fait peur aux élites colombiennes qui vont tout tenté pour empêcher le chef du parti libéral de prendre le pouvoir. En 1948, alors que ce dernier est favori pour l'élection présidentielle, il est assassiné certainement par la CIA ou par des membres de l'élite de Bogota. Des émeutes éclatent réprimées avec une extrême violence par la ploutocratie colombienne. S'en suit une guerre civile de 5 ans, particulièrement sanglante au cours de laquelle prés de 300 000 colombiens trouveront la mort. Les premières milices d'auto défense se créent à cette époque. Libéraux et conservateurs dans l'impossibilité de trouver une solution au conflit vont alors s'entendre pour gouverner face à l'émergence de nouveaux groupes armés plus radicaux. Libéraux et conservateurs seront les seuls à pouvoir se présenter aux élections, ce qui pousse les autres formations politiques à la guérilla. Les FARC naissent dans ce contexte de violence généralisé et de démocratie imparfaite. Le second échec de la prise du pouvoir par les urnes. En 1984, un accord de cessez le feu est conclu avec l'armée colombienne. Des guerilleros réintègrent la vie civile. Mais le gouvernement colombien et l'armée organisent pour la seconde fois une répression sanglante qui provoque la mort de prés de 3000 militants de l'Union Patriotica et l'assassinat des deux candidats à la présidentielle: Jaime Pardo Leal et Bernardo Jaramillo Ossa. La voie démocratique est une impasse pour les guérilleros, l'élite colombienne ne veut pas de la paix, la lutte armée reprend. Dérives des FARC et du gouvernement. Les FARC, isolés et sans ressources face à un gouvernement colombien qui reçoit une aide massive de la part des Etats-unis, pragmatiques, trouvent de nouvelles ressources pour financer la lutte armée. Le narcotrafic, les enlèvements et l'impôt révolutionnaire demandé aux grandes entreprises deviennent courants. De son côté le gouvernement tente de déléguer la guerre sale de l'armée vers les paramilitaires. Les syndicalistes, militants des droits de l'homme, ou simple militants de gauche sont assassinés en grand nombre. Les modalités de financement de ces groupes se rapprochent de celles des FARC. On assiste donc à des dérives des deux côtés de l'échiquier politique. Dans ce contexte et en raison de l'histoire violente du pays on comprend alors mieux pourquoi les FARC continuent la guerre contre un gouvernement autoritaire et une démocratie imparfaite. Certes, aujourd'hui les guérilleros devraient déposer les armes mais A. Uribe est il disposé à tendre la main à la paix... Rien n'est moins sûr. L'affaire Bétancourt, une vaste farce. L'actualité du jour est la libération d'Ingrid Bétancourt. En dehors, des analyses les plus fantaisistes comme le paiement d'une rançon aux FARC de 20 millions de dollars et une mise en scène de la libération d'Ingrid, peu d'analystes ont eu l'intelligence de voir dans quel contexte cette libération eu lieu. Car A. Uribe savait trés certainement depuis un long moment où se trouvait la franco-colombienne, il aurait certainement pu mener l'opération quelques mois avant. La question est donc de savoir pourquoi a t-il attendu si longtemps? La libération "miraculeuse" d'Ingrid Bétancourt n'est donc nullement un hasard, A. Uribe se réservait patiemment le "jocker", écran de fumée Ingrid Bétancourt pour occulter ses liens avec les paramilitaires, l'inconstitutionnalité de sa réélection en 2006 et sa mise en cause dans les affaires judiciaires. |
|
Bienvenue à tous, Le blog s'attachera, en particulier, à relater les évolutions des pays qui connaissent des processus "révolutionnaires" en Amérique latine comme au Venezuela, en Bolivie, Nicaragua, et Cuba. Il est possible que de temps à autre l'actualité française vienne perturber le fonctionnement normal de ce blog. Pas encore habitué à ce nouveau mode de communication, j'espère que vous serez indulgents dans vos commentaires...
|
